Crédit immobilier : ce qu’il faut savoir sur la renégociation

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Crédit immobilier : ce qu’il faut savoir sur la renégociation

La renégociation d’un prêt immobilier est absolument différente de ce qu’on appelle regroupement de prêt, connu sous l’autre appellation : rachat de credits. Un débiteur ayant souscrit un emprunt immobilier renégocie ce crédit lorsqu’il souhaite que son banquier lui accorde des conditions plus favorables que celles du contrat en cours, en termes de taux d’intérêt. Il n’y a donc pas de changement d’établissement financier mais d’une révision du contrat initial.

 

La bonne méthode de renégociation

En principe, aucune banque ne va réviser à la baisse ses taux d’intérêts dans le cadre d’un emprunt. La seule exception concerne les emprunts bénéficiant de l’aide de l’Etat. Il est néanmoins possible, pour un emprunteur, d’obtenir une révision du taux appliqué à son crédit immobilier, à condition de savoir s’y prendre, et surtout, d’y trouver un avantage réciproque. Ainsi, le débiteur doit d’abord s’assurer que le nouveau taux qu’il va obtenir présente au moins un point d’écart avec le taux en cours, c’est une condition de rentabilité de la renégociation. Ensuite, pour que le banquier accepte, le débiteur peut souscrire d’autres produits dans son établissement, du genre ouvrir un nouveau compte, courant ou d’épargne. C’est de la pure négociation, avec un objectif gagnant- gagnant.

 

Le moment propice de la renégociation

En général, les emprunteurs envisagent une renégociation de crédit immobilier lorsque la Banque de France publie le taux du marché, et que celui-ci s’avère plus avantageux pour eux. Mais encore, cela ne suffit pas. Il faut que l’emprunt soit au début de sa phase de remboursement et que la durée soit encore longue. Par exemple, 5 ans se sont écoulés sur un crédit immobilier d’une durée de 15 ans. Par ailleurs, il faut également que la somme à rembourser demeure importante, au moins deux tiers du crédit restant dû. En pratique, on estime que ce montant devrait être de l’ordre de 50 000 euros. Ces considérations sont importantes car il y aura des frais à la charge du débiteur, qui devraient être couverts par le gain obtenu. Après une première année de remboursement, les intérêts ayant été grandement remboursés, une renégociation peut être envisagée.

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