Le prêt P2P est-il adapté au marché de l’immobilier ?

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Le prêt P2P est-il adapté au marché de l’immobilier ?

Les acteurs du peer-to-peer s’adaptent au marché de l’immobilier. Le système de financements entre particuliers a déjà fait ses preuves dans le milieu financier en général. La meilleure arme du P2P ? La facilité d’accès à un financement. La question est donc de savoir si cette politique est adaptée à un marché immobilier en constante fluctuation. Quels sont les avantages pour les prêteurs et les emprunteurs ? Et quels sont les limites du P2P dans l’immobilier ?

La réalité du prêt P2P dans l’immobilier

Le P2P suit pratiquement les fluctuations des prix immobiliers. Les taux proposés sur Internet ainsi que les conditions d’octroi des prêts, tout cela dépend beaucoup de la santé du marché immobilier. Plus l’immobilier est mal en point, plus les conditions se corsent. Par ailleurs, certains prêteurs P2P tendent à mimer les pratiques des banques. Entre autres, le taux est tributaire de la localité du bien que l’emprunteur veut acheter. Il est fréquent qu’un prêteur refuse de descendre en dessous de 15 % pour des biens situés à Chelsea (Londres), à Montréal ou à Paris.

Néanmoins, le critère le plus déterminant pour l’octroi ou pas d’un P2P est surtout relatif à l’historique financier de l’emprunteur. N’oublions pas que la plupart des sites P2P sont en étroite collaboration avec les banques : des échanges d’historiques financiers se font entre eux. Cette historique financière impactera sur l’octroi ou pas du P2P, mais aussi sur le taux proposé par un prêteur P2P.

En revanche, la prétendue collaboration avec une agence immobilière relève de la mythologie. On voit mal l’intérêt d’une agence immobilière en Corse  ou d’une agence genevoise de s’imbriquer dans un système qui inspire encore de la méfiance chez certains professionnels.

Les limites du prêt P2P

Ceux qui risquent le plus, ce sont les prêteurs. Dans la pratique, aucun prêt P2P n’est assorti d’une assurance de prêt. Or, même avec un historique et une situation financières crédibles, un emprunteur peut connaître un revirement pendant le remboursement (perte d’emploi, par exemple). Qui plus est, il est difficile pour un prêteur P2P d’exiger une assurance de prêt alors que le P2P est justement censé faciliter l’accès aux crédits (en se démarquant des pratiques bancaires). Dans tous les cas, ce sont les robots des sites P2P qui se chargent d’analyser les nombreuses demandes de prêts. Ce sont ces mêmes algorithmes qui indiqueront l’opportunité ou pas des prêts ainsi que leurs taux respectifs.

D’un autre côté, on observe que les frais de dossier d’un prêt P2P sont tout simplement astronomiques. On peut soupçonner que ces fameux « frais de dossier » sont des cautions déguisées mais légitimes, permettant aux prêteurs de sécuriser leurs opérations.

 

 

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